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Vouloir d’une chose et son contraire

Ces derniers temps, les gros coups de filets opérés par les forces de sécurité l’ont été grâce à des dénonciations de citoyens sur des activités illicites. Ce sont des actes courageux à encourager car, même en dormant avec des présumés délinquants ou malfaiteurs, le Burkinabè n’est pas prêt à les dénoncer. Bravo donc à ceux qui ont concouru à mettre hors d’état de nuire des présumés malfrats.

Une chose et son contraireMalheureusement, le citoyen ne comprend pas pourquoi la loi préserve l’identité des présumés bandits, surtout les criminels! «Le présumé assassin de Mademoiselle X, Monsieur Y Z, est de nationalité étrangère» écriront les journaleux, s’ils ne veulent pas être rabroués par l’autorité, droit à l’image oblige.
Comment peut-on demander la collaboration des citoyens, tout en protégeant les présumés hors-la-loi! Comment vouloir d’une chose et son contraire? On doit dévoiler leurs identités pour permettre aux populations de les reconnaître et de dénoncer leurs présumés complices, afin que ceux-ci soient interpellés ou ne commettent pas d’autres crimes similaires. Un présumé délinquant a-t-il plus de droits qu’un honnête citoyen?
Ailleurs, on ne se gêne pas de ces fioritures. Pourquoi le Burkinabè est toujours le plus naïf, celui qui se plie en quatre pour appliquer des décisions que d’autres foulent au pied? Arrêtons cette attitude qui ressemble à de la frousse. Quel pays peut mettre le Burkina dans une bouteille parce qu’il a dévoilé l’identité de délinquants ressortissants de ce pays? Quelle délinquant, qui se serait rendu présumé coupable d’un acte répréhensible, pourra se plaindre parce qu’on a divulgué son identité? Celui qui ne veut pas voir son visage ou son nom dans la presse n’a qu’à avoir un comportement exemplaire. Trop bons, trop cons, ces Burkinabè!
Lougouvinzourim

A propos Fréderic Tieo

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4 comments

  1. Peter de Bangkok

    Exact! Bien vu!

  2. « présumé »a un sens clair en français,il ne signifie pas coupable,donc on ne doit pas dévoiler les identités des « présumés coupbles »,car l »enqute de police n »est pas le jugement.Et si après procès on se rend compte que l »un des « présumés coupables était juste allé rendre visite à des parents au moment du rafle des policiers?La police peut bien prendre quelqu’un dans sa nasse en ratissant large et se rendre compte après que c’était une erreur,alors ne condamnons pas avant jugement..

    • Merci pour ces éclaircissements! On comprend maintenant pourquoi leur identité n’est pas dévoiler. Mais j’espère que cela est permis une fois qu’ils sont jugés coupables!

  3. Surtout ceux qu’on a pris en flagrant délit ou qui reconnaissent sur place leur forfait.
    Pas de présumé coupable quand on prend un voleur tenant l’objet volé.
    Les malfrats persistent parce qu’ils ne sont pas reconnus par leurs victimes.
    Pour les voleurs on ne comprend pas toujours et on a l’impression que le procureur trouve les preuves insuffisantes et les fait libérer immédiatement.

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