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Voilà ce qui attend les Burkinabè de l’après-putsch.

L'affluence à l'agence Sonabel de la ZAD
L’affluence à l’agence Sonabel de la ZAD

La Sonabel a décidé de faire le service minimum pour permettre aux abonnés du Cash-power de pouvoir prendre des unités pour s’alimenter. Pour ceux qui connaissent l’agence de la ZAD, c’est la file qui attendait devant le guichet. La première flèche montre l’entrée des guichets et la deuxième matérialise la queue du rang. Ce sont des centaines de personnes qui sont ainsi alignées au moment où nous passions dans les environs. Deux heures après notre deuxième passage, c’était la même affluence.
Lorsque la situation va revenir à la normale et que les Burkinabè vont devoir aller dans les banques pour ‘’balayer’’ les derniers grains qui restent dans le grenier, ça va être pire que s’acheter des unités pour s’éclairer.
Demain, c’est la Tabaski et même si, par extraordinaire, l’Unité d’action syndicale, au terme de sa conférence de presse de ce jour, décidait d’un allègement de la grève générale illimitée pour permettre aux banques de lever un peu les rideaux de fer pour permettre aux fidèles musulmans de pouvoir toucher un chèque pour s’acheter le mouton de la fête ou aux citoyens en général de s’approvisionner, ça risque de provoquer des émeutes. Dans tous les cas, ce serait un mal nécessaire.
De mémoire de Burkinabè (et même de Voltaïque), c’est la première fois que les populations passent 8 jours sans travailler. Mais personne ne s’en plaint vraiment à cause de la noblesse de la lutte.
Plus rien ne sera comme avant.
Les Echos du Faso

A propos Fréderic Tieo

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