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Transition au Burkina: les médiateurs de l’UEMOA face aux patrons de presse

Après avoir rencontré les Organisations syndicales,  les Forces  de défense et de sécurité, l’Association des médiateurs de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (AMP-UEMOA), a eu une séance de travail les directeurs et patrons de presse burkinabè. C’était le mercredi 22 avril 2015, dans la salle de conférences internationales de Ouaga 2000.

Les médiateurs  de l’UEMOA, par la voix de Cheiffou Oumarou ont salué le professionnalisme de la presse burkinabè en dépit des clivages politiques.
Les médiateurs de l’UEMOA, par la voix de Cheiffou Oumarou ont salué le professionnalisme de la presse burkinabè en dépit des clivages politiques.

Avec à leur tête Cheiffou Oumarou, médiateur de la République du Niger, l’AMP-UEMOA, vise, à travers cette rencontre de travail, l’implication des médias burkinabè dans l’œuvre de reconstruction d’une société réconciliée avec elle-même.

En face d’eux, près d’une vingtaine de responsables et représentants des médias burkinabè. Pour Alima Déborah Traoré-Nignan, médiateur du Faso, il s’agit par cette séance de travail avec les promoteurs et professionnels des médias «d’entendre la voie des acteurs professionnels des médias dont la contribution à la promotion de la paix sociale, à l’avènement d’une justice sociale et d’une nation démocratique n’est plus à démontrer». Pour elle, la presse burkinabè qui a su répondre aux défis de l’impartialité, de l’équité et du respect de l’éthique et de la déontologie à chaque instant, est à féliciter et encourager pour son «professionnalisme». Aussi, a-t-elle saisi l’occasion de cette allocution pour lui adresser ses vifs encouragements et l’exhorter à la poursuite de sa noble mission d’information et d’éducation des masses populaires dans la rigueur professionnelle.

Jean–Baptiste Ilboudo de l’OBM, a apprécié positivement l’implication de la presse dans ces concertations.
Jean–Baptiste Ilboudo de l’OBM, a apprécié positivement l’implication de la presse dans ces concertations.

L’Observatoire burkinabè des médias (OBM), représenté par son président, Jean-Baptiste Ilboudo, pour sa part, égrènera les acquis engrangés par la presse burkinabè, depuis 2011. A ce titre, plusieurs colloques et formations sur les thématiques: «Médias et cohésion sociale et traitement de l’information en temps de crise» ont été organisés en faveur des professionnels des médias à plusieurs occasions. Pour préserver la profession et la cohésion sociale, gage de paix chère au Pays des Hommes intègres, l’OBM rassure les médiateurs de l’UEMOA que tout sera mis en œuvre pour un «pluralisme médiatique responsable et vigoureux afin d’éviter la naissance et l’enracinement d’une presse aux ordres et au service d’un clan».

Photo de famille à l'issue de la rencontre
Photo de famille à l’issue de la rencontre

Le Conseil supérieur de la communication (CSC), autorité administrative chargée de réguler le traitement de l’information, par la voix de son vice-président, Désiré Comboïgo, à sa suite, mettra aussi le doigt sur les efforts et sacrifices consentis pour un «équilibre dans le traitement de l’information». Vu le contexte et conformément à l’agenda du gouvernement de la Transition, plusieurs tournées d’explication et de sensibilisation ayant pour cibles les radios communautaires et les animateurs d’émissions interactives ont été organisées pour «professionnaliser les hommes et femmes de médias sur le rôle social du journaliste». Dans la perspective des échéances, le CSC entend déployer ses forces sur trois axes majeurs à savoir l’organisation de séminaires de mise à niveau et de renforcement des capacités des conseillers, un atelier en faveur des acteurs politiques et des sessions de formations à l’endroit des journalistes qui s’étendra sur l’ensemble du territoire. Ces activités chères au CSC visent, selon Désiré Comboïgo, à exhorter les acteurs de la presse burkinabè à plus de neutralité et d’impartialité dans le traitement de l’information, afin «d’accompagner les organes de la Transition, dans l’accomplissement de leur mission de réconciliation et de justice sociale pour un Burkina Faso, paisible».

W DAVY

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