Home / Société / Solution à la crise: Des OSC chez l’ambassadeur américain

Solution à la crise: Des OSC chez l’ambassadeur américain

Le cadre national de concertation des OSC (Organisations de la société civile) du Burkina a rendu visite le mercredi 22 juillet 2015 à l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Burkina Faso, Tulinabo Mushingi, dans l’enceinte de l’ambassade à Ouaga 2000. L’évolution de la crise entre le Premier ministre Yacouba Isaac Zida et le Régiment de sécurité présidentielle (RSP) marquée par un réaménagement du gouvernement de la Transition, ainsi que la tenue des élections à bonne date ont été au centre des préoccupations du groupe qui se dit rassuré au sortir des échanges.

Hervé Ouattara, président du CAR
Hervé Ouattara, président du CAR

A l’issue de la rencontre entre le cadre national de concertation des OSC avec l’ambassadeur américain, Hervé Ouattara du mouvement Citoyens africains pour la renaissance (CAR) a confié aux journalistes que les OSC sont habitées par une peur quant à la tenue des élections à bonne date et ce, au regard des difficultés que vit la Transition, d’où cette démarche auprès de la représentation américaine. «Nous avons des inquiétudes par rapport à la date du 11 octobre et il était question qu’en tant qu’organisations de la société civile, nous puissions demander aux Etats-Unis aussi de se pencher sur cette question-là, parce que nous voulons l’assurance que l’échéance telle que souhaitée par les forces vives du Burkina et par les Burkinabè puisse se tenir surtout à bonne date. Bientôt, ce sera le 11 octobre et pour nous, c’est une date à respecter», a-t-il appuyé. Il ajoutera que «nous avons demandé le concours des Etats-Unis pour que plus jamais l’armée ne s’ingère dans la vie politique et ne soit un obstacle pour la tenue des élections». Mais il se dit rassuré au sortir des échanges: «Nous avons été rassurés et les Etats-Unis ont dit qu’ils font beaucoup déjà, ils échangent avec les différentes composantes également et ils ont un message particulier, c’est-à-dire appeler les uns à la retenue, donc je crois que ce qui a été dit entre nous, c’est rassurant».

Safiatou Lopez, présidente de l'APDC
Safiatou Lopez, présidente de l’APDC

Safiatou Lopez de l’Association pour la Promotion de la Démocratie et la Participation citoyenne (APDC), qui était de la délégation, a fait remarquer que «nous ne voulons pas la déchirure dans notre pays; c’est pourquoi nous sommes venus voir l’ambassadeur des Etats-Unis pour lui dire que nous voulons la tenue des élections à bonne date et qu’elles soient acceptées de tous et il a dit qu’ils sont à pied d’œuvre pour que la situation s’arrange».
A en croire Désiré Guinko de «Les Patriotes du Faso», cette visite est la première d’une série. «Il était nécessaire pour nous de commencer par l’ambassade des Etats-Unis et nous allons continuer le contact avec les partenaires leur dire que nous, nous sommes attachés à l’esprit de quiétude, à l’esprit de l’insurrection (…) Nous avons estimé qu’il fallait leur soumettre nos inquiétudes, étant donné qu’il y a eu une évolution de la situation ces derniers jours, notamment le réaménagement au sein du gouvernement. Le président de la République, qui cumule désormais le poste de ministre de la Sécurité et de ministre de la Défense nous inquiète également; nous estimons qu’avec ce cumul et avec les temps qui viennent, la période préélectorale qui sera vraiment dense, la quiétude du Burkinabè n’est pas garantie».

Désiré Guinko, porte-parole de "Les Patriotes du Faso"
Désiré Guinko, porte-parole de « Les Patriotes du Faso »

Mais il se dit également rassuré par leur interlocuteur. «Les Etats-Unis ont réitéré leur soutien à la Transition. Ils ont dit qu’ils vont soutenir tous ceux qui mettront en œuvre des actions qui vont dans l’esprit de l’apaisement des élections», a conclu Désiré Guinko.
La rencontre a connu la participation de plusieurs autres responsables d’OSC du Burkina, membres du cadre national de concertation. Il s’agit, entre autres, de Marcel Tankoano du M21 (Mouvement du 21 avril), d’Adama Nikièma du mouvement Le Brassard noir, d’Aziz Sana du collectif 3D (collectif pour la Démocratie, le Droit et le Développement), de Georgette Zida de la Marche mondiale des femmes, d’Aristide Ouédraogo du mouvement Je m’engage pour ma Patrie (JEP), de Marie Madeleine Somda du Collectif des femmes pour la défense de la Constitution (COFEDEC).
Omar Compaoré

A propos Fréderic Tieo

Voir aussi

Quelles valeurs les Burkinabè donnent-ils au travail aujourd’hui?

A la veille du 1er mai, fête du travail, fête des travailleurs et dans un …

Un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *