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Situation nationale: il faut jouer balle à terre

Les Burkinabè, dans leur ensemble, doivent moduler leur langage pour ne pas donner l’impression que le pays est au bord du gouffre. Ablassé Ouédraogo et Zéphirin Diabré se sont succédé dans les médias pour dire des choses graves, de par leurs profils professionnels. Ils sont tous des économistes et savent qu’un pays qui revient d’une situation comme celle du Burkina Faso ne peut pas prétendre connaître une prospérité économique en un an. Mais on peut simplement mettre cela sur le compte de la politique politicienne.

Ablassé Ouédraogo...
Ablassé Ouédraogo…

Zéphirin a reconnu sa défaite et est allé féliciter Roch avant même que la CENI ne proclame les résultats de la présidentielle. Il est temps de travailler à ce que le pays connaisse une démocratie véritable et que les travers qui ont conduit à l’insurrection ne se reproduisent plus.

Personne ne demande à Zéphirin d’applaudir ses adversaires aux élections. Mais il oublie peut-être déjà d’où il est venu. Ministre de l’Industrie, du Commerce et des Mines, ensuite ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, il a aussi occupé la présidence du Conseil économique et social. C’est dire qu’il a été «quelqu’un» comme on dit à côté de Blaise. Il est aussi comptable de la situation dans laquelle se trouve le Burkina aujourd’hui parce qu’en tant que ministre du Plan, il n’a pas été capable de proposer des projets structurants pour le pays au moment où il était aux affaires.

Revenu du PNUD et AREVA, les Burkinabè ont adhéré à sa vision de mettre un terme au régime Compaoré parce qu’il défendait un idéal. Ils ont préféré oublier son passé pour le suivre. Ils ont eu raison puisque Blaise n’a pas pu mettre en place son sénat et n’a pas non plus modifié la constitution. Qui plus est, il a été chassé du pouvoir.

...et Zéphirin Diabré se sont succédé pour parler des choses graves
…et Zéphirin Diabré se sont succédé dans les médias pour dire des choses graves

Maintenant, si le Burkina est un «Etat garibou» comme il le dit, lui, Zéphirin, est aussi responsable. Qu’il dise combien de projets, combien de financements il a apportés au pays lorsqu’il était administrateur associé du PNUD au classement duquel le pays a toujours tiré la queue. S’il avait pensé aux Burkinabè auprès desquels il est revenu solliciter des voix, le Burkina ne connaîtrait pas un tel niveau de pauvreté.

Le Burkina Faso n’a pas besoin des grandes déclarations qui donnent l’impression que le pays va exploser du jour au lendemain. Il a besoin d’un calme pour cogiter et sortir la tête de la crise économique.

Pour les hommes au pouvoir, le peuple s’en fout de vos bizarreries claniques et de vos calculs malsains. Le citoyen Gomtibo veut voir dans son viseur que son bonheur, dans ce pays, est pour bientôt.

Adoua Kassiro

A propos Fréderic Tieo

Voir aussi

L’intégralité du discours de Zéphirin Diabré

Discours CFOP du 29 avril 2017 00

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