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Processus électoral: une trentaine de journalistes à l’école du Conseil constitutionnel

A moins de deux semaines de l’ouverture officielle de la campagne électorale entrant dans le cadre des scrutins couplés du 11 octobre, et pour se faire connaître davantage par les hommes de médias et par ricochet l’opinion nationale, le Conseil constitutionnel a organisé une session de formation à l’endroit des journalistes. Placée sous la présidence du ministre de la Communication, cette session a connu la participation d’une trentaine d’hommes et femmes de médias issus des organes publics et privés.

Le président Kassoum Kambou (au milieu) a salué la tenue de cette session de formation.
Le président Kassoum Kambou (au milieu) a salué la tenue de cette session de formation.

Pour cette grande première, c’est sous les lambris de la salle d’audiences encore appelée hémicycle de l’institution que s’est tenue cette session. Au présidium, le magistrat Kassoum Kambou, président de la juridiction, gardienne de la Constitution, accompagné de trois autres membres, donne le ton.
Dans son mot introductif, le patron du Conseil constitutionnel estime qu’il était temps, au vu des grandes sollicitations dont est l’objet cette institution, de dévoiler les missions et prérogatives afin que tous comprennent son mode de fonctionnement mais aussi la limite de son champ d’intervention. «Le Conseil constitutionnel a pris la mesure de la situation qui prévaut au Pays des Hommes intègres depuis le soulèvement populaire d’octobre 2014. C’est dans cet esprit qu’il a entrepris de marquer de son empreinte et de façon légale le processus électoral présent pour l’ancrage d’une démocratie véritable au Burkina Faso en adoptant une rupture totale avec les pratiques aux antipodes d’un bon processus démocratique» a-t-il expliqué.

Une vue des responsables d’institution membres à l’ouverture de la cérémonie
Une vue des responsables d’institution membres à l’ouverture de la cérémonie

Reconnus comme tribune d’expression et de liberté, les médias, à en croire le président Kambou, sont le reflet du vent qui souffle sur un pays et du niveau de liberté qui y prévaut en dépit des clivages. Pour ce faire, saisit-il l’occasion de la présente cérémonie pour inviter la presse dans toutes ses composantes à faire preuve d’objectivité dans le traitement des activités s’inscrivant dans le cadre de ce processus et à œuvrer surtout à l’émergence d’une opinion publique avisée car, ajoute-il, «un droit connu est à moitié protégé».
Pour leur part, et au nom de ses pairs, le président Kambou, avant de clore son propos, promet que le Conseil constitutionnel jouera pleinement sa partition pour que ces élections «historiques», que le Burkina Faso s’apprête à organiser soient des plus crédibles, transparentes dont les résultats seront acceptés de tous.
Au cours de cette journée de formation, trois communications portant sur les attributions et missions du Conseil constitutionnel, de son rôle et actions en matière électorale, cas de l’élection présidentielle, et enfin dans le cas des élections législatives, ont été servies par des spécialistes de la juridiction aux hommes de médias. Ces communicateurs, au nombre desquels figure le président Kassoum Kambou, Jean-Baptiste Ouédraogo et Maria Goretti Sawadogo ont, par ailleurs, consacré plusieurs heures pour les échanges à bâtons rompus avec les journalistes qui ont voulu en savoir davantage.
W. DAVY

A propos Fréderic Tieo

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