Home / Edito / Opération mains propres: il faut mettre le turbo!

Opération mains propres: il faut mettre le turbo!

Lorsque les premières personnalités de l’ancienne majorité ont commencé à tomber dans les mailles des pandores et des poulets, nous avons soutenu ce que nous avons cru être le début du commencement de l’opération mains propres et casiers judiciaires vides. Car, il est question de faire rendre gorge à d’anciens maires qui se sont enrichis sans vergogne, tout en narguant les populations qu’ils ont spoliées. Cela concernait également de gros serviteurs qui, au lieu de servir l’Etat, se sont plus que servis. Nous avons applaudi parce qu’il s’agissait également de personnes égarées en politique qu’il fallait ramener sur le droit chemin.

La justice hic et nunc
La justice hic et nunc

C’est tout à l’honneur de la Transition car, il n’y a pas longtemps, personne n’osait imaginer que certains, parmi ces mis en cause (mais innocents pour le moment), pouvait passer une nuit à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou ou de Bobo. Mais c’est fait. C’est pourquoi, il ne faut pas s’arrêter en si bon chemin.
Les tiroirs de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat étaient déjà croulants de dossiers. Qu’attend-on alors pour les vider? Il faut battre le fer pendant qu’il est chaud. Ce serait une manière de montrer qu’effectivement, plus rien ne sera comme avant. Car, en même temps qu’on solde les anciens comptes, on évite que de nouveaux comptes se créent.
Il faut vider une fois pour toute les casiers afin que la nouvelle justice issue des états généraux, à l’examen des dossiers, fasse son rodage pour redorer son blason et se diriger vers une véritable éthique dans la moralisation de la chose publique.
Le CDP, l’ancienne majorité et ceux qui croient à une chasse aux sorcières ont tort de le prendre ainsi. Au contraire, ils doivent surtout œuvrer de sorte que tous les dossiers connus soient dépoussiérés. Ils étaient aux affaires et, mieux que quiconque, ils savent de quoi il est question. Au besoin, il faut les nommer (sans que ce soit de la délation) afin que les choses aillent plus vite. Il ne faut pas craindre d’encombrer les maisons d’arrêt et les palais de justice. Ils ne tarderont pas à se désemplir, si la célérité est mise dans le jugement des prévenus. C’est là que Fifine et la Transition jouent aussi leur crédibilité.
Ceux à qui on a fait des reproches ont quand même le droit de se blanchir. Et le plus tôt est le mieux. C’est pourquoi certains, qui avaient déjà été cités dans des dossiers similaires, devraient se bousculer au portillon de la justice, si tant est qu’ils ne se reprochent rien, pour avoir le cœur net. Il faut faire vite également car d’autres seront tentés, s’ils n’ont pas déjà fait, de rejoint les frontières. Il faut également ratisser plus large, jusque dans les milieux d’affaires. Car, les marchés étaient attribués à ces personnes qui le rendaient bien aux  »généreux » donateurs, ce qui a fait le lit de la corruption..
Il y a aussi ceux qui ont géré les affaires et à qui on ne reproche rien. Ces personnes vivent mal ces moments car soupçonnées d’être dans le même sac que leurs mauvais compères.
Vite donc. Il faut mettre le turbo afin que les Burkinabè se réconcilient avec eux-mêmes.
Les Echos du Faso

A propos Fréderic Tieo

Voir aussi

Pendant combien de temps encore Blaise Compaoré pense-t-il fuir la justice burkinabè?

Aussitôt ouvert ce 27 avril 2017, le procès du dernier gouvernement de Luc Adolphe Tiao …

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *