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Les victimes collatérales de la décentralisation

Le régime de Blaise Compaoré a dessiné, brutalement, les limites territoriales de 13 régions pour le Burkina.

Les candidats au lancement des concours directs de la session 2015
Les candidats au lancement des concours directs de la session 2015 (ph.d’illustration)

Faisant fi des réalités historiques et sociologiques, on a taillé des fiefs électoraux pour des victoires à hauteur d’homme, à défaut d’égaler les scores à la soviétique.
Revenons sur le cas du Centre-Sud, non pas pour relancer le débat sur le choix du chef-lieu ou autre, mais simplement pour prendre l’exemple de la galère des scolaires et des chercheurs d’emplois.
Les ressortissants du Nahouri établissent leurs documents à Manga et y subissent les épreuves d’examens et de concours. Quand la période arrive comme c’est le cas présentement, c’est la croix et la bannière pour les jeunes. Puisqu’il n’y a pas de transport inter urbain entre les villes de Manga et de Pô, les candidats sont obligés de rallier Manga à motos. Ils risquent leur vie en traversant la zone de haute insécurité que constitue le Parc national Tambi Kaboré. Il est très aisé de partir sur Ouaga que sur Manga. Arrivés à Manga, un autre problème se pose: l’hébergement.
Il est presque certains que des jeunes, dans d’autres contrées, vivent la même situation.
D’habitude, les candidats squattent les écoles publiques pour dormir, le temps de la composition. Ce n’est déjà pas confortable mais c’est bon à prendre. Seulement, pour cette session des concours directs, il est revenu à Mounafica que le directeur d’une école publique s’est amené dans l’établissement aux environs de 21 h pour exiger à chacun de payer 2000 f pour le séjour ou de débarrasser le plancher.
Si c’est pareil ailleurs, l’autorité devrait mener la réflexion pour trouver des solutions. Comme, par exemple, autoriser officiellement que les salles de classes des écoles où il ne se déroule pas de concours soient destinées à l’hébergement des candidats non-résidents!
Des langues diront que c’est la même chose à Ouaga! Sauf qu’ici, même si c’est un parent lointain ou un camarade, chaque Burkinabè peut trouver un logeur.
Dans tous les cas, Mounafica trouve que le problème est réel et il va falloir y penser.
Mounafica, tout œil tout ouïe!

A propos Fréderic Tieo

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Un commentaire

  1. Eh dieu cet institut racketeur d’élèves doit être poursuivi.A_t_il donné des reçus de payement?sinon l’autorité supérieure doit l’entendre..Il est bête et méchant

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