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Les pauvres Africains et le pouvoir

L’écrivain Ferdinand Oyono a écrit, «Le vieux nègre et la médaille». Nous allons simplement paraphraser son titre pour dire: «Les pauvres Africains et le pouvoir». Non pas qu’il y ait similitude entre les sujets au fond, mais pour la forme la construction de la phrase. Je suis d’ailleurs trop petit pour faire de telles comparaisons. Nè Wendé!

Nè WendéDonc, lorsque j’ai entendu que le président français, le Hollandais François a rendu une visite à son homologue algérien Boutef, j’ai sursauté. Djéu, Boutef peut encore reconnaître quelqu’un et lui parler? Oui, c’est la triste réalité de nos pouvoirs en Afrique. Un monsieur qui a perdu tout de ses capacités peut diriger des millions de ses compatriotes, comme s’il était le messie. Nè Wendé!
On ne lui demande pas de lâcher la vie, puisque la vie ne veut pas le lâcher, mais il peut quitter le pouvoir pour laisser la place à quelqu’un qui possède tous ses sens et ses capacités et finir ses vieux jours dans une résidence médicalisée comme c’est le cas. Ariel Sharon, l’ancien Premier ministre israélien, a été maintenu dans un coma 8 ans durant, avant de trouver la mort. Abdel Aziz Bouteflika n’est pas dans un coma mais il n’est plus lui-même quand il a été frappé par son premier accident vasculaire cérébral. Nè Wendé!
Depuis, il ne vit que dans un milieu confiné, en clinique ou dans une maison médicalisée. C’est ainsi qu’il a ‘’battu campagne’’ et été réélu président de la république d’Algérie. Comme s’il était indispensable. Nè Wendé!
Les Blaise, Tandja, Faure, Sassou, Kabila, Nkurunziza, Kagamé et le vieux Bob Mugabe ont raison de vouloir encore dîner le pouvoir mais l’affaire de Boutef dépasse tout entendement. Lui n’a plus ses facultés pour conduire une Nation moderne. Il serait monarque que personne ne trouverait à redire. Mais chef d’Etat, c’est inadmissible! Nè Wendé!
Et dire qu’il est accroché à la vie aux frais du contribuable algérien! Moi, Nè Wendé, je ne reconnais plus les Algériens! Pouvait-il en être ainsi au début des années 90? Du temps des barbus égorgeurs de moines? Je ne le pense pas. Nè Wendé!
Quand je regarde ce monsieur assis dans son fauteuil croulant à la télé, j’ai l’impression de voir le ‘’vieux père’’ qui est assis dans son fauteuil roulant au bord d’une route ouagalaise et qui attend la générosité des passants. Nè Wendé!

A propos Fréderic Tieo

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