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Journée mondiale des réfugiés: «Nul n’est à l’abri d’une situation de réfugiés» dixit Gogo Ukportie

En prélude à la commémoration de la journée mondiale des réfugiés, le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a animé une conférence de presse le vendredi 19 juin 2015 à son siège pour donner des informations et chiffres relatifs aux réfugiés et personnes déplacés dans le monde.

La représentante du HCR en compagnie de Michel Somma
La représentante du HCR en compagnie de Michel Somma

Les réfugiés sont des personnes qui vivaient tranquillement dans leur pays, qui avaient un métier, des ambitions, des rêves, et tout d’un coup, une guerre survient dans leur pays et ils perdent tout ce qu’ils ont. Ils sont contraints de tout quitter, d’aller demander refuge ailleurs et de reconstruire leur vie. Selon le rapport global de 2014 du HCR, du fait des guerres et violences qui surgissent et se multiplient de partout, le monde compte près de 60 millions de réfugiés et de personnes déplacées dont plus de 30% se trouvent sur le continent africain. Depuis 2012, la représentante du HCR au Burkina Faso, Gogo Ukportie a signalé que le Burkina Faso accueille des réfugiés majoritairement maliens en plus d’autres nationalités telles que tchadiennes, centrafricaines, ivoiriennes, rwandaises, congolaise et burundaise. En date du 29 mai 2015, Mme Ukportie a indiqué que, vu l’insécurité persistante et de plus en plus généralisée au Mali, leurs équipes continuent d’enregistrer de grandes arrivées de réfugiés en provenance du Mali, soit 33692 personnes. Ces chiffres alarmants «nous interpellent tous à davantage conjuguer nos efforts afin de montrer plus de solidarité envers ces hommes et femmes qui sont des personnes ordinaires mais, qui ont été contraint à fuir leur pays d’origine pour sauver leur vie», a-t-elle regretté. D’où le thème «les réfugiés sont des personnes ordinaires qui vivent dans des situations extraordinaires». Pour elle, personne n’est à l’abri d’une situation de réfugié et c’est très important de son avis que chacun ait à l’esprit que ça peut lui arriver.«On a donc l’obligation de leur tenir la main, de ne pas les abandonner et de les aider à se relever». Et le coordonnateur de la commission nationale des réfugiés (CONRAF), Michel Somma de renchérir: «un migrant, c’est celui qui choisit lui-même de partir, mais quand on est obligé de se retrouver dans un autre pays pour sauver sa vie, ça ne demande que notre compassion, notre compréhension, notre tolérance».
A ce sujet, M. Somma s’est réjoui du comportement qu’il qualifie d’exemplaire des Burkinabè face à ces réfugiés. Selon lui, ce comportement répond au slogan ‘’le Burkina Faso est un pays hospitalier’’. «L’Etat a mis en place la CONRAD depuis 2008 et jusqu’à présent, il n y a pas eu d’incident majeur entre les Burkinabè et les réfugiés. Certains se sont même mariés aux Burkinabè et cela montre combien ils sont intégrés et acceptés», a-t-il rassuré.
Plusieurs activités sont prévues dans le cadre de cette commémoration dans les différentes localités qui abritent les réfugiés, à savoir Ouagadougou, Bobo Dioulasso, Dori, Djibo. Il s’agit entre autres de sensibiliser les réfugiés sur la scolarisation de leurs enfants, sur les IST et le VIH-Sida, d’organiser des jeux de société pour magnifier la cohabitation pacifique qui existent entre les réfugiés et les burkinabè.
Encadré
33 692 Maliens au 29 mai 2015
Mentao (Djibo): 13 319
Goudoubo (Dori): 10 327
Oudalan (Gorom-Gorom): 8 184
Bobo-Dioulasso: 1060
Ouagadougou: 802
Hommes: 48%
Femmes: 52%

Madina Belemviré

A propos Fréderic Tieo

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