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Je suis Zagré

Mounafica a surpris des jeunes qui entendent lancer un mouvement, pas en forme d’OSC mais, disent-ils, en sorte de mode d’action comportementale se basant sur l’armée républicaine ou celle que certains appellent «les loyalistes». Et comme le chef d’état-major général des Armées est le général Zagré, ils veulent s’inspirer de son nom pour indiquer qu’il y a des hommes valeureux, des Burkinabè ‘’pile-poils’’ qui doivent servir de modèle. Ainsi, se dessine le «mouvement je suis Zagré», qui se traduit par j’aime mon pays, je suis démocrate, je suis républicain, mon pays m’a tout donné, en retour je lui donne tout.

Le général Zagré
                          Le général Zagré

Et à travers le général Zagré, les jeunes veulent démontrer une sorte de synergie avec l’armée nationale burkinabè, celle-là qui protège les populations, celle-là qui est prête à défendre le territoire national et les institutions de la république. Le général Zagré vient de se révéler aux Burkinabè comme un exemple de courage.
Il n’y a pas longtemps, rien qu’aux moments chauds de la futile idée de modification de la Constitution par Blaise Compaoré et comparses, beaucoup de personnes se demandaient si dans l’armée burkinabè il y avait encore des hommes qui ont des ‘’couilles’’, tant on a espéré, même si on est républicain, que l’armée prenne ses responsabilités en démettant le régime Compaoré.
La solution est plutôt venue de la rue, l’insurrection populaire. Les populations ont alors fait appel à l’armée car c’est le corps social le plus organisé pour gérer le pouvoir. Or donc, notre armée n’est pas l’armoire, comme on le disait au temps de la contingence militaire; ce temps où les élèves qui ont 18 ans devaient apprendre le métier des armes durant les trois mois de vacances. C’était il y a longtemps, la contingence n’existe plus.
Le général Zagré est donc venu à la tête des armées burkinabè à la faveur de l’insurrection. C’est un homme affable, pas très grand de taille, mais d’une grandeur d’esprit incommensurable. Il semble même timide à quelques égards, mais attention, c’est un homme qui sait être ferme quand il le faut. Et comme il a avec lui une équipe d’hommes dévoués à la cause du Faso, les résultats de leurs actions ne peuvent qu’être profitables aux populations. En se dressant comme un seul homme face aux excès du RSP, le général Zagré et ses hommes sont entrés dans l’histoire politico-militaire du Burkina.
Pour le prix d’un, c’est-à-dire le désarment du RSP, on en a eu trois ou quatre bonus. La dissolution de la garde prétorienne de Blaise – qui semblait être la mer à boire, a été juste une gorgée de dolo que Nè Wendé avale d’un trait dans son cabaret -, la remise en selle de la Transition, la mise à l’écart du général Diendéré, et last but not least, la communion d’esprit et d’action entre les populations et leur armée. Ce sont des pas de géant vers la démocratie vraie au Faso, donc «je suis Zagré».
Mounafica, tout œil tout ouïe!

A propos Fréderic Tieo

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