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Gestion des ressources génétiques : le protocole de Nagoya expliqué aux différents acteurs

« Rôle et place de la société civile et du secteur privé dans la mise en œuvre du processus APA au Burkina Faso », c’est le thème qui a réuni des acteurs de la société civile et du secteur privé autour d’un atelier d’information d’une journée à Ouagadougou le jeudi 4 juin 2015. Il a permis aux participants de comprendre le protocole de Nagoya sur l’accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation (APA).

Abdoul Jabbar, Chargé de mission au ministère de l Environnement et des Ressources halieutiques a représenté son ministre
Abdoul Jabbar, Chargé de mission au ministère de l Environnement et des Ressources halieutiques a représenté son ministre

L’objectif de l’atelier est de contribuer à une meilleure mise en œuvre du protocole de Nagoya en renforçant les capacités des acteurs du secteur privé et des OSC en matière d’APA. Le protocole de Nagoya est un traité international qui a été adopté le 29 octobre 2010 à Nagoya au Japon. C’était lors de la 10ème conférence des parties à la Convention sur la diversité biologique. Conscient de l’importance de ce protocole pour ses populations, le Burkina Faso l’a ratifié le 10 janvier 2014. Seulement, après l’entrée en vigueur de ce protocole intervenue le 12 octobre 2014, la question de sa mise en œuvre effective constitue un défi majeur pour le pays des Hommes intègres. En vue de relever ce défi, le ministère de l’Environnement et des Ressources halieutiques, soutenu par des partenaires, a initié un projet d’« appui à la mise en œuvre du protocole de Nagoya sur l’APA au Burkina Faso avec l’implication des pays voisins ».

Les participants disent avoir beaucoup appris à l'occasion de cette rencontre
Les participants disent avoir beaucoup appris à l’occasion de cette rencontre

Ce projet vise principalement le renforcement des capacités des acteurs nationaux du domaine à travers l’information, la formation et la sensibilisation. Après l’introduction par la visualisation d’un film, les participants, environ 80, qui sont les représentants des acteurs du secteur privé et des OSC les plus concernés par la mise en œuvre de l’APA au Burkina Faso, ont assisté à la présentation de la Convention sur la diversité biologique et l’état de sa mise en œuvre au Burkina Faso. Passée cette étape, les participants ont eu droit à la présentation du protocole de Nagoya sur l’APA suivie d’échanges sur les deux présentations et le film. Des exemples de bios prospection au Burkina, du contenu d’un cadre national APA, les défis de son élaboration et de sa mise en œuvre au Burkina, de la collecte des préoccupations du secteur privé et de la société civile dans l’accompagnement du processus, il en a également été question au cours de la rencontre.

Sommanegré Nana, point focal du Burkina de la Convention sur la diversité biologique
Sommanegré Nana, point focal du Burkina de la Convention sur la diversité biologique

Le point focal de la Convention sur la diversité biologique, Sommanegré Nana a simplifié la compréhension des ressources génétiques pour les participants. « Concrètement, c’est en fait, tout ce qu’il y a comme substance importante qui peut avoir une valeur pour les Hommes. Les plantes, les animaux, les micro-organismes que vous ne voyez pas… c’est-à-dire tout ce qu’il y a comme levure, microbe, tous les êtres vivants visibles et invisibles contiennent un peu ce matériel génétique et ces ressources génétiques ont une très grande importance », a-t-il précisé. Pour Abdoul Jabbar Maïga, Chargé de mission au ministère de l’Environnement et des Ressources halieutiques, représentant le ministre, les ressources génétiques qu’on trouve au Burkina n’appartiennent pas au gouvernement mais à l’ensemble de la population. « Alors, nous attendons des acteurs d’être les maillons indispensables pour porter l’information aux populations parce que si tout le monde n’est pas informé sur l’utilisation de ces ressources et des avantages que nous pouvons en tirer, nous ne saurons pas alors expliquer pourquoi ce protocole a été ratifié. Il l’a été parce que nous entendons que les populations profitent pleinement des avantages liés à leurs ressources », a-t-il fait comprendre.
Omar Compaoré

A propos Fréderic Tieo

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