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Education: manque d’enseignants suppléants dans les écoles du Burkina Faso

EDUCATION NATIONALE – Le ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation (MENA) a rencontré les acteurs de l’éducation de la région du Centre, le vendredi 8 mai 2015. Cette rencontre, qui a eu lieu à la Maison de la femme de Ouagadougou, a été l’occasion de tirer la sonnette d’alarme concernant le manque d’enseignants suppléants dans les régions et provinces.

Le ministre Samadou Coulibaly (habit brodé) entouré de ses collaborateurs lors de la rencontre
Le ministre Samadou Coulibaly (habit brodé) entouré de ses collaborateurs lors de la rencontre

La question du manque d’enseignants en général et des enseignants suppléants en particulier préoccupe les acteurs de l’éducation nationale du Burkina Faso. C’est pourquoi une rencontre d’échanges entre les différents acteurs a eu lieu vendredi à Ouagadougou.
Il est reconnu qu’il y a beaucoup d’enseignants suppléants dans la région du Centre et plus particulièrement dans la capitale. Selon les acteurs, dans la seule ville de Ouagadougou, on dénombre environ 1 200 enseignants suppléants, alors que le besoin se fait sentir dans les régions reculées du pays.
Si on devrait redéployer ces enseignants, cela permettrait d’alimenter à peu près 200 écoles de 6 classes peut-on constater. Ces enseignants sont présents à la ville, alors que le besoin se fait sentir ailleurs. Il appartient aux acteurs de trouver une solution à cela.

Les participants lors de la rencontre du ministre avec les acteurs de l'éducation
Les participants lors de la rencontre du ministre avec les acteurs de l’éducation

A en croire les conclusions des travaux, il ressort que c’est la mauvaise gestion des affectations qui a conduit à cette situation. C’est pourquoi, pour cette année, le ministère de l’Education a décidé, dans un premier temps, de prendre le chemin inverse au niveau des affectations. En priorisant les autres provinces et régions et c’est à l’issue de ce réaménagement que chaque région va manifester ses besoins en terme d’enseignants.
La mauvaise répartition des enseignants a provoqué, selon les statistiques, plus de 4 500 suppléants et leur part dans le budget représente près de neuf milliards de francs CFA. «Pour une économie aussi faible que la nôtre, nous ne pouvons pas nous permettre ce gaspillage pendant plus longtemps» se sont offusqués les premiers responsables.
Le ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, Samadou Coulibaly, a, pour sa part, expliqué que des initiatives doivent être prises le plus rapidement possible pour trouver des solutions endogènes pour résoudre les problèmes. Il a, par ailleurs, saisi l’occasion pour féliciter tous les acteurs pour leurs engagements dans le processus de mise en œuvre des différents projets du ministère. «Les objectifs que nous recherchons à travers cette rencontre, c’est d’abord nous atteler sur les difficultés qui existent toujours, auxquelles les acteurs font face» a dit le ministre Coulibaly. Poursuivant, il a ajouté que l’une des préoccupations demeure la sécurisation, en 2014, des enseignements qui sont à l’Est, où 147 de leurs collègues ont été victimes d’attaques à main armée dans l’exercice de leurs fonctions.
M. Coulibaly a rassuré que ses équipes sont en train de trouver des solutions en prenant un certain nombre de dispositions pour remettre de l’ordre et pouvoir amener les uns et les autres à être responsables au niveau des postes qu’ils occupent.
Madina Belemviré

A propos Fréderic Tieo

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