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Déguerpissement des travailleurs à la Sap Olympique : l’UAS exprime son indignation

Le 26 mai 2015, l’Unité d‘action syndicale (UAS) a animé à Ouagadougou, une conférence de presse. Il s’est agi pour les conférenciers de dénoncer l’attitude des autorités de la Transition quant à l’issue de la crise qui a opposé les travailleurs à leur employeur, la Société africaine de pneumatique (Sap Olympique).

Le présidium au cours des échanges
Le présidium au cours des échanges

«C’est avec indignation que l’UAS a appris l’expulsion des travailleurs de la SAP Olympique à Bobo-Dioulasso, le 7 mai 2015, à 4 heures du matin, par les forces de l’ordre, sous injonction du gouvernement de la Transition», a regretté Georges Koanda, Secrétaire général de l’Union syndicale des travailleurs du Burkina (USTB). Depuis 2011, un différend oppose les travailleurs et la direction générale. Celui-ci a trait à l’augmentation de l’indemnité de logement et à l’amélioration du taux servi au passage d’échelon. A la suite de cet imbroglio, de nombreuses tractations ont été entreprises pour désamorcer la situation. Mais sans issue.
Ce dialogue de sourd a contraint les travailleurs à bloquer l’accès de l’usine pour exiger l’application d’une décision de justice. Cette grève, de l’avis des conférenciers, était légale en ce sens que les grévistes demandaient réparation. Après plus de deux mois d’arrêt de travail, la justice devait délibérer sur l’affaire. «C’est avant l’heure du délibéré que le gouvernement a envoyé la police pour déguerpir les travailleurs à 4 heures du matin», a témoigné Georges Koanda.
Selon les conférenciers, un travailleur classé en 4e catégorie 7e échelon, soit 29 ans de service, perçoit 52 036 F CFA comme salaire de base. Deux ans après, ce dernier avance en 4e catégorie 8e échelon, soit 31 ans d’ancienneté et perçoit 52 750 F CFA comme salaire de base. La récompense de deux ans d’ancienneté, selon eux, est de 714 F CFA. Chose que les centrales syndicales et les syndicats autonomes jugent inacceptable.
Au regard de cet état de fait, ils estiment que le gouvernement devrait soutenir la lutte des travailleurs. «Face à cette situation, l’UAS exprime sa désapprobation où le gouvernement de la Transition ne fait pas mieux ici encore que le régime de la 4e république», a affirmé Georges Koanda.
Bassolma Bazié de la Confédération générale des travailleurs du Burkina qui a été à Bobo-Dioulasso pour rencontrer les grévistes a salué leur sens élevé de responsabilité. Dans les jours à venir, si rien n’est fait, l’UAS entend entamer d’autres initiatives en vue d’obtenir gain de cause.
Romain T.

A propos Fréderic Tieo

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Un commentaire

  1. Depuis combien de temps dure ce blocus. SVP éclairez ma lanterne

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