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Corruption, malversations et de détournements: listes des cas présumés (3/3)

Dans cette édition, nous publions la dernière partie des cas présumés de corruption, malversations et de détournement de deniers publics rendus publics mais restés sans suite, donc dans l’impunité totale.

Sont-ils produits pour meubler les étagères?
Sont-ils produits pour meubler les étagères?

Les 374 218 525 F de l’Office national d’identification: c’est l’ASCE qui révèle cette information sur la base des investigations menées dans ce service par l’Inspection générale des Finances (IGF). Un détournement de fonds et un manquant de caisse d’un montant de 374 218 525 F dans la gestion budgétaire des années 2007, 2008 et 2009. Le directeur général de l’ONI en son temps a contesté le rapport sans que plus rien d’autre ne se fasse.

Malversations de 452 856 497 FCFA à l’IGB: cette affaire est relative à une fourniture d’un avion photographe à l’Institut géographique du Burkina (IGB). Le montant des malversations s’élève à 452 856 497 FCFA. L’affaire a été révélée par un rapport de l’IGF et reprise par l’ASCE.

La gestion de la LONAB: la Cour des comptes, à l’issue d’un contrôle à la LONAB, relève que des frais médicaux, d’hospitalisation et de vaccins ont été payés sans justificatifs. A ce titre, 5 891 163 FCFA ont été versés mais 4 707 618 FCFA restaient à justifier. 3 avances d’un montant de 3 000 000 FCFA payés avant notification du marché. Un abus dans l’attribution du marché de gré à gré pour la «fourniture de bobines supports de prises de paris» que rien ne justifie. Des règlements sans factures de la somme de 17 582 000 F CFA TTC suite à la commande de 50 000 carnets de bulletins réglée le 15 juillet 2005, alors que la facturation est intervenue le 14 novembre 2005, soit quatre (4) mois après.
L’ex-directeur général resterait redevable à la LONAB à hauteur 40 690 893 FCFA. Il a émis ces bons pour «l’installation du maire de Bouroum» à 335 000 F; 800 000 FCFA pour «remettre à son fils pour frais de scolarité à l’extérieur»; 10 000 000 F pour subventions et dons divers.

La gestion de l’ONEA: les paiements des marchés publics (53 800 000 et 20 052 400 FCFA) ont été effectués sans dossiers d’appels d’offres et de procès-verbal de dépouillement, relève la Cour des comptes. Le fractionnement de marchés jusqu’à 19 980 350 FCFA pour éviter l’appel d’offres pour l’achat de matériel de branchement a été opéré. Une lettre de commande de 6 549 354 FCFA pour l’achat de pièces de rechange d’un véhicule acquis en 1995 à 5 500 000 FCFA a été découverte. Des dotations illégales ont été faites au ministère de tutelle. C’est le cas des 15 000 000 FCFA accordés au Secrétaire général du ministère de l’Agriculture, l’aménagement du bureau du ministre de l’Agriculture à 3 619 000 FCFA, l’achat d’une photocopieuse à 14 816 316 FCFA au profit du même ministère.

Un laisser-aller dans la gestion de la SONABHY: la Cour des comptes a relevé un laisser-aller dans la gestion d’une affaire de fausses exonérations. Cette affaire concerne des fausses exonérations sur les hydrocarbures d’un montant de 398 432 814 FCFA, d’ailleurs confirmées par la douane. Des marchés passés par la procédure de gré à gré sans autorisation préalable du conseil d’administration comme le marché de commande de liqueurs de 3 000 000 FCFA ou la construction du CEG de Sourgou à 59 019 929 FCFA. Un véhicule du ministère du Commerce a été réparé à 12 538 768 FCFA par la SONABHY.

Les marchés de gré à gré à la CARFO: sur un total de 41 marchés publics passés de 2004 à 2006, 31 marchés ont fait l’objet de gré à gré et de consultation restreinte sans autorisation préalable du conseil d’administration. Des dons de carburant ont été effectués au ministère de tutelle (2 612 000 FCFA). Des missions privées du ministère de tutelle avec un véhicule de la CARFO ont été financées et des prises en charge du chauffeur ont été financées. Le marché de construction du siège de la CARFO n’a suivi aucune procédure. Ce marché a été annulé en Conseil des ministres.

Faux, usage de faux, détournement à la Direction régionale de l’Environnement des Hauts Bassins: une quinzaine de personnes avaient été arrêtées pour concussion, faux, usage de faux, détournement de deniers publics, enrichissement illicite et association de malfaiteurs. Elles ont été libérées et mutées dans d’autres provinces. Un cas flagrant d’impunité.

La Gestion de la SOPAFER-B: la Cour des comptes a relevé des irrégularités à l’issue d’un contrôle dans la gestion de la SOPAFER-B. Fractionnement de marchés d’achat de matériels informatiques et attribués à deux fournisseurs (3 marchés chacun) à la même date pour éviter l’appel d’offres. Des factures n’ayant pas suivi le circuit régulier ont été payées. Des surfacturations comme l’achat d’une clé USB de 260 Mo à 150 000 FCFA, 02 clé USB de 2 Go à 300 000 F, une clé USB de 1 Go à 140 000 F. Une jante de voiture a été achetée à 3 000 000 FCFA alors qu’elle couterait au maximum 160 000FCFA. Les frais de Canal SAT de 12 mois (499 000 F) au domicile de la Directrice générale sont payés par la société. En un an, 1 204 rames de papier équivalant à une consommation moyenne de 100 rames (20 cartons) par mois a été découvert.
Des écarts non justifiés dans la gestion du carburant entre 2002 à 2007, d’un montant de 39,697 millions de FCFA. En outre, des dotations fictives de carburant à des services non fonctionnels et au Président du conseil d’administration ont été relevées. Pour une mission à Abidjan d’un montant de 3 300 000 F, le montant sur le chèque perçu pour cette mission est de 3 700 000 FCFA, soit une différence injustifiée de 400 000 FCFA.
Des prêts ont été accordés à des personnels et non remboursés. C’est le cas de Yaméogo Salvador, ancien ministre des Transports (3 500 000 FCFA).

Une affaire de parcelle impliquant la belle-mère d’un ex-procureur: c’est une affaire impliquant la belle-mère d’un ancien procureur du Faso près le TGI de Ouagadougou. La parcelle appartient à SEDGO Laurentine mais COULIBALY Séraphine, belle-mère du procureur, la revendique aussi. L’affaire a été portée en justice. Séraphine COULIBALY obtient une ordonnance d’expulsion mais SEDGO Laurentine obtient la rétractation de l’ordonnance. Dame COULIBALY interjette appel contre cette ordonnance qui est infirmée. SEDGO Laurentine se rend compte, après recherche, que seul le PUH de madame COULIBALY figure dans le dossier, alors qu’elle en avait aussi produit. Un pourvoi en cassation est formulé et l’ordonnance de la Cour d’Appel est infirmée. Mais contre toute attente, Mme SEDGO reçoit une signification commandement tendant à expulsion, qui se base sur une ordonnance qui a pourtant été définitivement infirmée par la Cour de cassation. Elle a saisi le Procureur et a même déposé une plainte auprès de la doyenne des juges d’instruction sur cette situation depuis lors, mais elle attend toujours.

Abouga Tagnan

A propos Fréderic Tieo

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5 comments

  1. Il faut la lumière sur ce qui vient d’être dit. si rien n’est fais alors libérons les prisonniers du BF parce qu’à ce rythme, les vrais voleurs sont dehors. Ils volent notre argent pour venir prendre nos femmes. Lolllllll

  2. Ibrahim ZOUNGRANA

    Toutes mes félicitations à l’ASCE pour le travail abattu.La balle est désormais dans le camp de l’exécutif qui doit saisir la justice.Que ce soit le pouvoir actuel ou celui des élections à venir,on espère que Justice sera rendu avec la plus grande fermeté.Merci.

  3. La lumière, rien, que la lumière sur les différentes gestions calamiteuses de tous qui ont eu la charge de nos institutions.

  4. remetez nous notre argent

  5. Cette enquête n’est qu’une goutte d’eau dans la mer. Il reste beaucoup à découvrir.

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