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Cachez-moi ces fesses que je ne saurais voir…

Au BVT, bon vieux temps, l’honneur et le respect dus aux femmes se voyaient tout de suite dans leur mise. Mais de nos jours, c’est tout à fait le contraire. Nos sœurs et des fois des femmes apparemment mûres se laissent aller dans des tenues vestimentaires qui montrent plus qu’elles ne cachent. Empruntons cette maxime du philosophe qui disait «cachez-moi ces seins que je ne saurais voir», pour dire cachez-moi ces fesses que je ne saurais voir.

Je m’en rappelle comme si c’était hier, nos années de collège avec Nè Wendé. En ce temps, pour faire pièce aux dires d’un collégien (il y en avait beaucoup à l’internat) qui, par prétention, se moussait devant ses camarades d’être le beatnik d’une «bouille» (donc une fille du collège), celle-ci disait simplement: «Il faut lui demander s’il connaît la couleur de mon caleçon».

C’était imparable comme argument pour fermer le clapet aux prétentieux. Oui, nos camarades filles, au collège, s’habillaient bien et donc il fallait aller très loin avec une pour voir un petit bout de caleçon; et les choses n’allaient pas plus loin que ça. Les bisous, ça, c’était dans les cahiers de souvenirs et dans les lettres enflammées que les tourtereaux s’envoyaient. Les pagnes étaient plus portés que les pantalons mais c’était impossible de voir quoi que ce soit. Big respect aux collégiennes d’antan.

Mais aujourd’hui, combien de jeunes filles peuvent jurer sur la couleur du caleçon, pour démentir les affirmations de flirt avec un «gars», comme ils s’appellent? Le caleçon, qui a pour autre nom «dessous», est maintenant plus un «dessus». C’est un drapeau qu’on montre au vent. C’est l’ère des DVD (derrière et ventre dehors), des VCD (ventre et cul dehors).

Le drame est que des femmes d’un âge certain sont aussi dans cette mode du «montre tout ce qui doit être caché». C’est gênant!

Nos valeurs de bonne éducation vont à vau-l’eau. Des fois, entre une mère et sa fille, c’est comme un concours de la jupe la plus courte ou du pantalon taille basse la plus basse. Les benda (strings) mélangés aux baya (perles) remplacent les feux rouges des motos.

Un pote enseignant, qui croit toujours au volet éducation en plus de l’instruction, me disait avoir chassé de sa classe une élève qui avait une jupe mini en lui donnant l’ordre de faire venir sa maman. Et quand celle-ci est arrivée devant lui, il est resté bouche bée car la jupe de la maman était plus mini que celle de sa fille. L’enseignant n’a donc pas pu poser le problème de l’habillement de la fille à sa mère car c’est vraiment l’application stricto sensu de «telle mère telle fille».

O. H.

A propos Fréderic Tieo

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