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Au-delà des idéologies: que se passe-t-il dans la tête de nos dirigeants!?

Comme dirait Thomas Sankara, Laurent Bado, Ki Zerbo et les autres… le développement n’est ni à gauche ni à droite, le développement est devant nous. Le développement ou le progrès, l’autre synonyme. Ceux qui y sont sensibles ont pu être appelés des progressistes. Le leader zapatiste et tiers-mondiste Marcos fait remarquer que les intellectuels consciencieux sont des progressistes, qu’ils soient de gauche ou de droite.
Quand on y pense, on se demande comment pensent nos dirigeants? A gauche ou à droite, libéral ou tendance socialisante et pourquoi pas communisante? Une chose est sûre, cela ne justifie aucune dérive au pouvoir encore moins l’égoïsme individualiste, l’indifférence et l’abandon du peuple. Dans une tête socialiste ou communiste, le peuple est ipso facto mis en avant dans ses intérêts dits supérieurs. Dans une pensée capitaliste, la chance est donnée à chacun, du moins en principe, de se réaliser dans un secteur d’activité quelconque de ses compétences.

 Une vue de Ouagadougou
Une vue de Ouagadougou

Il faut remarquer que personne n’existe sans le groupe; ce n’est pas sans raison que l’égalité devant la loi est proclamée comme principe dans les textes fondamentaux sérieux. Ce qui semble dominer dans le Burkina Faso actuel, c’est bien le libéralisme progressivement mis en place sous le règne du président Compaoré; avec toutes les dérives qu’on sait. Et si un malentendu apparaît entre les révolutionnaires du 30 octobre et les dirigeants de la Transition, il pourrait s’agir d’un problème de perception des choses, un problème idéologique. Les uns disent: le Burkina Faso est là pour nous tous, à chacun d’en tirer le meilleur parti par ses efforts personnels. Voire. Pendant que d’autres crient dans la rue: «Trop facile d’appeler à l’effort personnel après s’être rempli frauduleusement les poches des deniers publics. On en a marre des voleurs (oui, certains ne résistent plus à l’injure) déguisés en sauveteurs du peuple, on veut des politiques et des cadres sains qui permettent un véritable auto-emploi et suscitent chez la jeunesse l’envie d’entreprendre en campagne. Le libéralisme bestial et carnassier n’est pas une panacée.»
Et le retour à la terre semblait, par moments, un hobby de hautes personnalités étatiques et gouvernementales sur des surfaces cultivables assez impressionnantes et avec des moyens qu’il n’est pas permis au premier cultivateur venu de rêver avoir. Alors, le peuple a vite fait de juger. Au lieu d’y voir un exemple que nous donne les hommes au pouvoir, comme quoi «la terre ne ment pas» et qu’elle n’a rien de dégradant, on y a quelques fois vu une façon de narguer les masses populaires paysannes. La société burkinabè, à l’image des intellectuels africains, n’est pas pauvre en pensée politique, loin s’en faut. Entre les deux extrêmes (libéraux et socialistes), on connaît, entre autres, les idées du professeur Laurent Bado, et les propositions de développement endogènes du professeur Joseph Ki-Zerbo, sans oublier le révolutionnaire Thomas Sankara qui voulait faire du Burkina Faso «une composante du mouvement de l’humanité en marche vers la transformation». Un progressiste pur et dur. En gros, tous les moyens intellectuels sont disponibles, de sorte que nous sommes en droit d’exiger des attitudes originales et efficaces au pouvoir dans notre pays. Ce qui pourrait se résumer, dans une chute d’article de presse, en une phrase: gouverner en pensant sérieusement à toutes les composantes de la société burkinabè pour assurer et améliorer incessamment un bien-être commun qui ne soit pas un simulacre.
Th Niger

A propos Fréderic Tieo

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