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Altercation entre chauffeurs burkinabè et ghanéens : des problèmes de chargements évoqués

La répartition du fret et du chargement équitable oppose les chauffeurs burkinabè et ghanéens. La crise a conduit à la fermeture de la frontière entre les deux pays à Dakola, le 20 juillet 2015. Ce qui a relancé les discussions entre les différents acteurs du transport qui travaillent à trouver une solution durable à la crise.

Poste frontalier Dakola côté ghanéen
Poste frontalier Dakola côté ghanéen

Ce qui est à l’origine de l’opposition entre les chauffeurs burkinabè et ceux du Ghana, c’est un problème de répartition du fret et du chargement équitable de marchandises au port de Téma, selon les explications de Tidiane Traoré, un des chauffeurs impliqués dans la bagarre au Ghana. Aux dires de ce dernier, le problème ne date pas d’aujourd’hui et l’ex-président de l’Organisation des Transporteurs routiers du Faso (OTRAF) a tenté de le résoudre en partenariat avec les différents acteurs du secteur du transport jusqu’au déclenchement de la crise qui a provoqué son départ. Mais il estime que la situation va de mal en pis, malgré l’implication des acteurs burkinabè comme l’Union des chauffeurs routiers du Burkina (UCRB), l’OTRAF, le Conseil burkinabè des Chargeurs (CBC) et l’Etat burkinabè.
Les discussions entre ceux-ci et la partie ghanéenne avaient abouti à la signature d’une procédure rendant obligatoire le respect du quota et la procédure pour le chargement des véhicules au port à destination du Burkina Faso et qui devait entrer en vigueur le 27 avril 2015 et censé résoudre la crise. A en croire Tidiane Traoré qui dit avoir été présent à la fermeture de la frontière, c’est cette situation qui a conduit au déclenchement de la crise ouverte entre les chauffeurs des deux pays. Il en veut pour preuve que, par exemple, sur 20 camions chargés, ceux du Burkina ne dépassent pas deux et sur 30 camions chargés, les 25 sont du Ghana. Pendant ce temps, les camions burkinabè attendent plusieurs jours et c’est ce qui est à la base de la réaction des chauffeurs burkinabè.
Afin de montrer leur mécontentement et se faire entendre des autorités, ils ont procédé à la fermeture de la frontière Burkina-Ghana, à Dakola, pour empêcher les camions ghanéens de franchir la frontière, bien que chargés. Toute chose qui a suscité la mobilisation des acteurs du domaine qui continuent les concertations en vue de trouver une solution durable à la crise.
Omar Compaoré

A propos Fréderic Tieo

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