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Alizet Gando est en train de faire son panier

Alizeta Ouédraogo n’est plus à présenter. La sulfureuse belle-mère nationale avait pignon sur toutes les affaires juteuses de la république, du temps du pouvoir Compaoré. C’est pourquoi, dans le sillage de la constitution de son patrimoine, Alizeta Ouédraogo dite Alizet Gando, en référence à la première activité dans laquelle elle excellait qu’est l’achat des peaux brutes d’animaux, a racheté, le 31 décembre 2001, la Société de construction et de gestion immobilière du Burkina (SOCOGIB), une société dont le capital était détenu à 92% par l’Etat et ses démembrements. Les mauvaises langues disent qu’elle n’a déboursé que le franc symbolique. Soit.

Alizeta Ouédraogo, dite Alizet Gando, aujourd'hui exilée
Alizeta Ouédraogo, dite Alizet Gando, aujourd’hui exilée

Mais à partir de cette acquisition, Alizet Gando va créer sa holding, ALIZ IMMOBILIER (AZIMMO). Elle va prospérer en accaparant des terres, surtout de la banlieue de Ouagadougou, pour bâtir des ‘’maisons’’. Aujourd’hui, elle est contrainte à l’exil avec ses proches pendant le règne desquels elle a amassé une fortune de façon déloyale.

De son exil, Alizet Gando serait en train de faire son panier pour partir pour longtemps du pays. Elle aurait entrepris, d’après nos informations, de liquider son patrimoine par le biais d’un cabinet notarial. AZIMMO pèserait 5 milliards de FCFA. Les plus gros opérateurs économiques encore en place auraient été approchés pour leur proposer le deal. Elle aurait repoussé une première offre de 4,2 milliards.

Il fut un temps, Isaac Zida le ‘’gamateur’’, dans son ‘’hoba-hoba’’, avait clamé une nationalisation de tous ces biens spoliés. Mais rien n’a été fait, jusqu’à ce qu’il rende le tablier à Kaba Thiéba.

Le nouveau pouvoir également, plus grave, n’a pris ni mesures conservatoires de saisies de tous ces biens privés mal acquis ni redressement fiscal pour toutes les sociétés de ces délinquants économiques. Les autorités actuelles doivent nécessairement prendre leurs responsabilités devant l’histoire et devant le peuple insurgé du Burkina Faso qui attend d’être rétabli dans ses droits.

Les crimes de sang, les crimes économiques sont des dossiers que le peuple ne laissera pas passer par pures pertes. Il urge donc d’agir, pendant qu’il y a encore quelque chose à grappiller.

Lougouvinzourim

A propos Fréderic Tieo

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