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Air Algérie, AH5017: tombé ou descendu? La réponse, un an après

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MOUNAFICAOUAGADOUGOU, 12/07/15 (journaldeleconomie.com) — «Un MD-83, ça ne tombe pas tout seul». Même un 24 juillet 2014. En tous les cas, deux frères belges, Ludovic et Antoine, semblent avoir la réponse. Leur mère était dedans. Avec 115 autres passagers. Aucun survivant. Un AH5017, signé Air Algérie. Ils ne lâchent rien: officiellement, les enquêteurs du BEA français, -Bureau Enquête Analyse – qui font loi internationale sur les raisons d’un crash, s’interrogent sur le dégel des sondes Pitots (sondes anémométriques). Le commandant de bord espagnol aurait omis d’activer la précieuse procédure permettant d’obtenir des informations fiables lui évitant «un décrochage dynamique» au-dessus du désert malien. Bilan: 116 morts, dont six membres d’équipages et 53 ressortissants français.
Le vol était pourtant bien parti à 01H15 (T.U). Enregistré en EC-LTV, le MD83 (connu commercialement comme un DC9) partait de la capitale burkinabè à destination de Paris, via Alger. Il s’est finalement écrasé à Gossi, à une centaine de kilomètres au Sud-Ouest de Gao, la capitale du Nord Mali, en proie à des tentations sécessionnistes. Ludovic et Antoine sont revenus sur les lieux du drame le 2 avril 2015 sur invitation des autorités françaises.
www.journaldeleconomie.com a recueilli leur précieux témoignage après enquête. Conclusions: le vol Air Algérie était en fait en bannière Swiftair, une compagnie espagnole à bas-coût. L’équipage espagnol a passé sa dernière nuit à l’hôtel «Ouaga 2000», exploité par la société Laico (Libyan arab investment company) aux contours capitalistiques mal définis mais décidés par feu Mohamar el Kadhafi, guide de la Révolution libyenne. Le commandant de bord avait 47 ans et 47 210 heures de vol et il s’agissait de son quatrième vol Ouaga-Alger, direction Paris. Les réacteurs, Pratt et Whitney, eux, avaient subi une révision en mars 2013 et juillet 2005. Avec un sérieux décalage d’entretien. Quand il a terminé son jus d’orange dans l’hôtel de Mohamar el Kadhafi et de ses descendants, par 48 degrés centigrades, le commandant s’est embarqué à l’aéroport, en plein centre-ville de Ouagadougou aux commandes de son Boeing-Mc Donnell. Un orage et moins de 37 minutes après le décollage, selon le BEA, son appareil s’est abîmé dans le désert malien après un dysfonctionnement de poussée des réacteurs enregistré à un palier 9.500 mètres. Le pilote automatique, promptement activé à peine arrivé en palier, aurait été nourri d’informations erronées par les fameuses sondes Pitots, responsables officiellement de nombreux accidents dans l’aviation civile. La chute, en vrille, aurait duré 3 minutes et 30 secondes. Ceux qui ont été épargnés par le drame se comptent au nombre 31: un passager qui ne s’est jamais présenté à l’embarquement; un «no show» dans le jargon, selon les recoupements ADN de l’Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale (IRCGN/Rosny-sous-Bois, Seine-Saint-Denis). Et 30 militaires français vaguement réformés de l’opération «Serval» contre les narco-islamistes maliens opérants dans la zone du crash.
«Le président Hollande et Le Drian (ministre français de la Défense N.D.L.R) connaissent le dossier parfaitement» explique un témoin belge de Namur (Wallonie). Venu par Airbus, officiellement affrété par la présidence la République française, à destination de Ouagadougou, Ludovic, ne décolère pas. Un ami d’infortune, dont une bonne partie de la famille est morte dans la catastrophe, renchérit: «On nous prend pour des jambons d’York» dit-il en présentant au journaliste témoin des débris de l’aéronef écrasé. «On y était hier en C-130. La zone, théoriquement sécurisée, du crash était constellée de déjections animales. De qui se moque-t-on?». Un missile de narco-islamiste aurait-il fait l’affaire?
Le 2 avril 2015, à l’invitation de l’exécutif français, les familles sont venues sur les lieux du drame. Une cérémonie mémorielle en pleine zone de guerre a été organisée. Le 24 juillet 2015, cela fera un an que ce drame «low-cost» sera commémoré sous le regard des forces spéciales françaises qui ont solidement repris position près de Gossi. Une zone théoriquement sécurisée par la Mission des Nations Unies au Mali (M.I.N.U.S.M.A, dont le QG est à l’hôtel de l’Amitié à Bamako, exploité par le groupe libyen Laico). Dix jours après le 14 juillet, l’anniversaire sera vraiment consommé.
JDE|Nicolas Marmié
Mounafica, tout œil tout ouïe!

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Un commentaire

  1. sincèrema je ne vois pas le lien de cet ecrit avec le titre

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