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1er CASEM du ministère de la Justice: le pacte pour le renouveau de la justice au cœur des échanges

Du 21 au 22 mai 2015, le ministère de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique (MDHPC) organise, à Ouagadougou, son premier Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM). La cérémonie d’ouverture s’est tenue le jeudi 21 mai 2015 au Conseil burkinabè des chargeurs sous la présidence du ministre de la Justice, Joséphine Ouédraogo.

Le présidium lors de la cérémonie d'ouverture du premier CASEM du ministère de la Justice
Le présidium lors de la cérémonie d’ouverture du premier CASEM du ministère de la Justice

Afin d’apprécier l’état d’exécution des activités de 2014 et chercher des perspectives en vue d’une exécution des activités de l’année en cours, le MDHPC a tenu son premier CASEM sous le thème «Le pacte national pour le renouveau de la Justice: quels défis pour les acteurs de la Justice?».
Pour le ministre de la Justice, Joséphine Ouédraogo, il est normal que le thème de ce CASEM 2015 porte sur le pacte pour le renouveau de la justice parce que, principal résultat des états généraux, c’est un engagement collectif pris au niveau national par tous les grands acteurs de ce pays. «Nous devons être les premiers au sein du ministère de la Justice à échanger et à voir concrètement comment nous allons mettre en œuvre le pacte, puisqu’il concerne tous les acteurs aussi bien la société civile que le gouvernement, le secteur privé» a-t-elle souligné.

Joséphine Ouedraogo pense que les greffiers ont été impatients
Joséphine Ouedraogo pense que les greffiers ont été impatients

Mais pour ce qui concerne les acteurs de la justice, Mme Ouédraogo s’est posée la question de savoir ce qu’ils doivent faire et quels sont les défis qui se posent à eux. Pour réaliser le pacte, et faire face aux défis, le ministre de la Justice pense qu’ils doivent s’unir et faire en sorte que le justiciable sente qu’ils sont à son service et qu’ils se préoccupent de son sort parce que pour elle, la justice sans le justiciable ne sert à rien.
Par ailleurs, Joséphine Ouédraogo a profité de l’occasion pour interpeller les greffiers qui sont en grève sur le fait que leurs problèmes sont en train d’être réglés. «Comment faire pour que cet engagement que nous avons pris en fin mars à travers ce pacte puisse trouver un écho dans nos cœurs, dans le cœur de l’ensemble des acteurs, quand il y a des tensions qui bloquent l’intérêt des justiciables?», s’est-t-elle interrogée. A en croire Mme Ouédraogo, le processus pour définir et faire adopter le décret d’application est lancé depuis, et «nous n’avons pas besoin qu’ils fassent grève pour ça», a-t-elle soutenu.

Les participants vont pendant deux jours se pencher sur les défis du pacte national pour le renouveau de la justice
Les participants vont pendant deux jours se pencher sur les défis du pacte national pour le renouveau de la justice

Un tel décret d’application implique, de son avis, beaucoup de ministères notamment celui de l’Economie et des Finances (MEF) et d’autres corps professionnels. «Et nous étions dans la recherche commune de solution avec le MEF lorsque les greffiers ont déclenché leur grève par impatience». Ce que le ministre de la Justice trouve dommage parce que, selon elle, ce sont les justiciables qui payent actuellement, vu qu’ils ne peuvent pas avoir de certificats de nationalité pour composer leurs dossiers et autres papiers qui y affèrent.
Madina Belemviré

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