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La SONATUR attribue 3 marchés de gré-à-gré à EBOMAF et SACBA‐TP (2/2)

Dans le précédent article, nous nous interrogions sur la transparence qui a entouré l’attribution de 2 marchés de 16,6 milliards de FCFA à l’entreprise EBOMAF dans le cadre des travaux du projet ZACA. Le présent écrit porte sur 3 autres marchés que la SONATUR a passés par la procédure de gré-à-gré avec les entreprises EBOMAF et SACBA‐TP pour un montant de 9,122 milliards de FCFA.

L'une des voies bitumées de Ouaga 2000 Extension. Pas faite pour durer
L’une des voies bitumées de Ouaga 2000 Extension. Pas faite visiblement pour durer

Les marchés de gré-à-gré semblaient être la voie favorite à la SONATUR, lorsqu’il s’agissait de marché.

En effet, outre le lancement et le suivi des marchés dans la ZACA dont l’un a fait l’objet d’un gré-à-gré, la SONATUR a passé 3 autres marchés d’un montant total de 9,122 milliards de FCFA par la même procédure dont voici les détails.

Le premier marché (n°2008­002/DG SONATUR) d’un montant de 3,863 milliards de FCFA a été attribué au groupement d’entreprises SACBA‐TP/EBOMAF. Il concernait l’exécution des travaux d’aménagement de la voirie et de l’assainissement complémentaire de Ouaga 2000, sections 844 et 845 (lot 3).

Une autre voie. Inachevée.
Une autre voie. Inachevée.

Le deuxième marché (n°2009­003/DG SONATUR) a été passé avec l’entreprise SACBA‐TP pour un montant de 1,396 milliards de FCFA pour «l’exécution des travaux confirmatifs et complémentaires en zone SONATUR de Ouaga 2000 Extension».

Et le troisième marché (n°2010­005/DG SONATUR) toujours avec l’entreprise SACBA‐TP d’un montant de 3,862 milliards de FCFA pour «les travaux de revêtement bitumineux des voies des sections 820, 821, 822, 838, 839, 844 et 845 de la zone SONATUR de Ouaga 2000 Extension».

Après le ''travail abattu'', voici les résultats dans la ZACA
Après le  »travail abattu », voici les résultats dans la ZACA (image d’illustration des marchés gré-à-gré)

Ces marchés inspirent quelques commentaires.

Rien ne justifiait l’utilisation de la procédure de gré-à-gré. Pour les travaux dans le projet ZACA (objet du précédent l’article), on peut comprendre la procédure du gré-à-gré pour le second marché des travaux de revêtement de la chaussée en enrobé dense et la signalisation en intra‐site en faveur de l’entreprise EBOMAB. Cette entreprise étant déjà sur le chantier pour les travaux d’aménagement de la voirie et de l’assainissement.

 

Des aménagements visiblement inachevés dans la ZACA
Des aménagements visiblement inachevés dans la ZACA

Mais au niveau de Ouaga 2000, cela est incompréhensible. Les marchés sont distincts de ceux du projet ZACA et leur attribution devrait se faire sur la base d’un appel d’offre ouvert. Cette préoccupation est légitime puisque lesdits marchés passés par la procédure de gré-à-gré n’ont pas fait l’objet d’autorisation par le comité chargé de l’examen des demandes d’autorisation pour la conclusion d’un contrat de gré-à-gré. Ils n’ont pas non plus fait l’objet d’une autorisation par le conseil d’administration de la SONATUR.

Est-ce donc le directeur général qui a décidé seul de l’octroi de ces marchés? Cette manière de procéder n’offre pas de garantie de transparence. Elle est la porte ouverte aux manipulations diverses.

L’audit annoncé par le gouvernement devra donner plus éléments sur le rôle joué par la SONATUR dans l’attribution de tous ces marchés par la procédure de gré-à-gré aux entreprises EBOMAF et SACBA‐TP aussi bien dans la ZACA qu’à Ouaga 2000 Extension.

Adoua Kassiro

A propos Fréderic Tieo

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