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Le président de L’URD/MS accuse Salifou Diallo de plagier Thomas Sankara

Le président de l’Union pour la renaissance démocratique, mouvement sankariste (URD/MS), Alphonse Marie Ouédraogo, a invité le président de l’Assemblée nationale, Salifou Diallo, à rendre à César ce qui appartient à César, suite à ses propos invitant le gouvernement à être plus «audacieux et imaginatif». C’était au cours d’une conférence de presse animée par le parti le jeudi 1er septembre 2016 à Ouagadougou.

Le présidium de la conférence
Le présidium de la conférence

«Le président de l’Assemblée nationale doit rendre à César ce qui appartient à César», a déclaré à la presse, le président de l’URD/MS, Alphonse Ouédraogo, faisant allusion aux propos du président de l’Assemblée nationale qui demandait au gouvernement d’être plus «audacieux et imaginatif» en apprenant à dire non à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international (FMI).

Les hommes des médias présents à la conférence
Les hommes des médias présents à la conférence

M. Ouédraogo qui s’exprimait au cours d’une conférence de presse le 1er septembre a indiqué que si d’aucuns suspectent le pouvoir actuel de faire du Blaise Compaoré sans Blaise Compaoré, l’URD/MS revendique et conseille au gouvernement et au président de l’Assemblée nationale de «faire ouvertement du Thomas Sankara, même sans Thomas Sankara s’ils veulent sortir le pays de l’ornière» tout en rappelant qu’il est temps de reconnaitre ouvertement la valeur des paroles prophétiques de Thomas Sankara. «Que vous soyez au pouvoir ou pas, si vous avez l’intention de citer les propos ou idées de quelqu’un, il faut le dire simplement parce que personne n’est dupe sur le sens des formules dites par Salifou Diallo», a soutenu M. Ouédraogo.

Alphonse Marie Ouédraogo
Le président de l’URD/MS, Alphonse Marie Ouédraogo

Il a révélé que c’est Thomas Sankara qui a, lors de son discours en 1984, dit aux Burkinabè que s’ils veulent vivre libres et dignes, il faut qu’ils apprennent à compter sur leurs propres moyens.

Il a poursuivi en ajoutant que les gouvernants ne devraient jamais quitter l’esprit révolutionnaire. «Sans esprit révolutionnaire, nous ne voyons pas sur quelle base on peut mobiliser la population». Il a indiqué que nos populations, à l’heure actuelle, ne sont pas préparées à faire des sacrifices. «Nous ne sommes pas sûrs qu’au moment des élections, on a prévenu les citoyens qu’ils auront à faire des sacrifices. Nous pensons que demander aux populations de se mobiliser et faire des sacrifices, c’est trop tard. Il aurait fallu annoncer cela comme un programme politique au moment des élections», a-t-il souligné.

Madina Belemviré

A propos Fréderic Tieo

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